LE FIL DES IDEES

28 avril 2013

LA PHILOSOPHIE POLITIQUE FACE AUX TRANSFORMATIONS DE L’ESPACE PUBLIC

Conférence donnée à Grenoble (6 mars 2013), dans le cadre d’un séminaire sur « Les philosophies d’Internet », organisé par Thierry Ménissier

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Je voudrais, dans le temps qui m’est imparti, aborder la question des rapports d’Internet et de la philosophie sous un angle particulier, en montrant comment les modifications récentes de ce que l’on nomme l’espace public, qui découlent de la généralisation de pratiques nouvelles rendues possibles par des outils nouveaux, comment ces modifications, donc, questionnent la philosophie politique et peuvent et doivent l’amener à produire des analyses nouvelles du fonctionnement des sociétés démocratiques.

Je procéderai en trois temps.

* * *

Les sciences sociales ont mis en évidence dans de nombreux travaux les grandes lignes des modifications que nous sommes en train de vivre. La généralisation des nouveaux outils interactifs (le Web 2.0) s’accompagne d’une extension complexe de l’espace public des sociétés démocratiques. Complexe, car d’une part, les citoyens, individuellement ou collectivement, prennent davantage la parole, mais que d’autre part cette extension s’accompagne (1) d’une fragmentation de cet espace (2) d’une modification du régime de la parole et (3) d’un nouveau rapport des citoyens aux experts.

Extension, car les citoyens se rassemblant de plus en plus autour d’un intérêt ou d’une cause (par les réseaux sociaux, les forums, les blogs, etc.). Les réactions des citoyens, qui jusqu’ici étaient confinées à la famille, au lieu de travail ou au Café du commerce entrent dans l’espace public : ils écrivent ou parlent sans attendre une quelconque autorisation (en débordant souvent les institutions traditionnelles de la société civile, les syndicats, par exemple), et ils choisissent de plus en plus eux-mêmes les sujets qu’ils souhaitent voir mettre à l’ordre du jour politique ou, plus largement, social.

Mais cette extension s’accompagne d’une fragmentation contradictoire avec l’idée même d’espace public, lequel implique, au moins idéalement, une conversation entre tous les citoyens dans un même espace. Un sociologue français, Mayer, peut ainsi définir significativement un public comme « la confrontation, éphémère ou durable, d’opinions autour d’une controverse » (contre les OGM, pour le dernier album d’un chanteur, etc.). Les participants prennent certes conscience, dans cette interaction, de leurs intérêts, de leurs idéaux, de leurs volontés… Mais on peut se demander si l’existence de cette multiplicité d’espaces, et d’opinions publiques, est compatible avec la pratique démocratique. Certains font remarquer que les gouvernants, face à une telle multiplicité d’où ne se dégagent aucune synthèse et aucun compromis, gouvernent toujours plus, en réaction, à partir de sondages, qui même s’ils ont évolué ces dernières années, sont d’une nature très différente de ce que l’on appelle la formation de l’opinion publique dans l’espace démocratique. Pour le dire autrement, l’extension et la fragmentation du nouvel espace public peuvent parfaitement être compatibles avec un renforcement de la technocratie, dans le meilleur des cas, et du populisme dans le pire. C’est ce qui a conduit Habermas à parler d’une « reféodalisation » de l’espace public.

La parole démocratique, par ailleurs, subit des modifications importantes : elle tend à relever de l’expression et non plus de la délibération ou même simplement du débat, en raison de l’absence de procédures permettant la formation d’une opinion sur des questions relevant de l’intérêt général. La structure même de ces nouveaux espaces fragmentés est en effet très différente de celle de l’espace public traditionnel. Même quand on y débat, les normes régissant les discussions sont éloignées de celles régissant le débat démocratique (qui suppose, idéalement, un nombre déterminé de participants, un accord sur les règles de la discussion, une certaine égalité dans la prise de parole, visant à limiter les exclusions et les manipulations, une réelle écoute de tous, un débat fini dans le temps, enfin un relevé de conclusions et un passage à l’action).

Il résulte de cet éclatement de publics, qui s’expriment plus qu’ils n’argumentent, ce que les sociologues nomment l’homophilie (s’assemblent ceux qui se ressemblent). On voit bien ce risque avec la fin du  journal par « paquets », composé d’articles qu’on ne choisit pas, même si on ne les lit pas tous. Ce modèle est en train de disparaître avec le développement de la « délinéarisation » (l’internaute se fait son propre paquet, en utilisant des agrégateurs, des nuages de tags, ou des abonnements aux flux RSS).  Comme le dit le philosophe américain Sunstein : chacun se fait son Daily Me (par exemple avec les agrégateurs modulables comme Google News, Netvibes, Flipboard, etc.) et il risque de choisir uniquement ce qui va dans le sens de ses intérêts et de ses valeurs, c’est-à-dire de ne plus entendre finalement que l’écho de sa propre voix.

J’ai parlé enfin d’un nouveau rapport aux experts en général, et aux journalistes en particulier. Les journalistes traditionnels étaient des gate keepers. Ils filtraient l’information et ce filtrage, qui certes pouvait parfois s’apparenter à une censure, avait une fonction positive, il assurait une certaine objectivité : il permettait la mise en forme et la hiérarchisation de l’information, il garantissait une investigation sérieuse, le contrôle et le recoupement des sources, il assurait le secret des sources, la maîtrise de la diffusion et la protection des droits d’auteur, enfin les articles étaient signés et le journaliste responsable juridiquement. Il y avait donc une déontologie du journaliste, qui garantissait une fonction civique des journaux. La situation est aujourd’hui très différente, avec la multiplication des blogs incontrôlés et incontrôlables (dont les critères de qualité, de désintéressement et de vérité, sans parler de la décence, sont parfois différents de ceux des meilleurs médias traditionnels), ou encore des forums ou talk-show purement militants et sectaires. Internet peut donner l’impression d’être un espace où règne en maître l’anarchie, l’illisibilité, l’agressivité des débats, la fausseté des informations, la diffusion des rumeurs, le pillage des œuvres protégées, ou simplement les propos anecdotiques et futiles, témoignant d’une totale ignorance, ou les simples jugements de goût sans justification, sans parler de la diffusion sur le Net de propos et images relevant de la sphère strictement privée. Un tri se fait cependant, bien sûr, mais c’est souvent par les algorithmes des moteurs de recherche, qui mesurent soit l’audience d’un propos, soit la valeur publicitaire de tel ou tel article. On peut donc légitimement se demander si Internet, dans ses usages les plus sauvages, n’est pas un retour à une sorte de foule (moins fusionnelle, plus mobile, atomisée, que celle que Dewey ou Tarde décrivaient pour l’opposer à ce qu’ils appelaient un public, composé de citoyens qui possèdent en commun, idéalement, un « art de la communication »).

* * *

En quoi cette situation nouvelle (si elle est décrite correctement, point sur lequel je reviendrai dans le troisième volet) concerne-t-elle la philosophie ?

Je crois qu’elle remet en question deux tendances de la philosophie politique, apparemment opposées, mais reposant finalement sur une même conception du citoyen et de la pratique démocratique.

Je nommerai la première idéaliste (terme que j’oppose ici à réaliste). Cette tendance considère que les citoyens sont des sujets rationnels qui, en délibérant, dépassent leurs opinions de départ et font émerger l’intérêt commun. Il y a de nombreuses versions de cette conception : la version libérale traditionnelle des XVIIIe et XIXe siècles, celle que l’on trouve chez les pères fondateurs de la démocratie américaine, ou chez un théoricien de la démocratie représentative comme John Stuart Mill. C’est une conception ouvertement élitiste de la démocratie, où seuls les représentants élus du peuple sont censés s’élever par le débat au-dessus des intérêts particuliers. Mais il existe d’autres versions de la même conception idéaliste, en particulier, au XXe siècle, les théories de la démocratie délibérative (celle de Habermas, par exemple), qui reposent sur une conception des citoyens et de la pratique démocratique finalement assez proche de la précédente, même si l’accent est mis sur la participation de tous à la délibération, par une articulation des canaux formels (parlement) et des canaux informels (multiples débats dans la société civile) de la démocratie. Il me semble enfin qu’il existe enfin des versions ultra-démocratiques de cette même conception idéaliste, qui considèrent que le peuple est formé de sujets rationnels, mieux à même de débattre et de légiférer que les élites qualifiées alors de technocratiques.

Pour une telle conception idéaliste de la pratique démocratique, Internet est le lieu d’un espoir et d’une déception inévitable. Espoir, si l’on se souvient de l’Internet des pionniers, et de l’idée qu’une pratique minoritaire, celle des élites universitaires et militaires de cette époque, allait pouvoir se généraliser et revitaliser la démocratie. Déception, car même s’il existe de multiples formes de débats sur Internet (dont certains, au sein d’institutions spécialisées, remarquablement normées et efficaces), il est clair que la parole de masse, dont j’ai parlé plus haut, n’est pas à la hauteur de ces espoirs.

J’ai parlé de deux tendances de la philosophie politique. Je nommerai la seconde réaliste, pour signifier qu’elle part de l’expérience du débat public et non d’un modèle idéal de délibération. Or ce que nous tend  montrer l’expérience c’est le fait que la politique démocratique est souvent davantage un champ où s’affrontent des intérêts et des idéaux qu’un espace où s’échangent des arguments. Il y a de multiples versions de cette conception réaliste, celle de Marx bien sûr, mais aussi, aujourd’hui, celle des penseurs libéraux méfiants à l’égard des théories idéalistes de la démocratie délibérative (je pense en particulier à la très sévère critique menée par Michael Walzer dans Politics and Passion et dans Thinking Politically). Dans tous les cas il me semble que ces conceptions réalistes reposent sur l’idée que les divers intérêts et idéaux finissent toujours par s’assembler selon quelques lignes de force stables et que le conflit de celles-ci, dans une société démocratique qui le laisse jouer et l’organise, débouche, d’une manière ou d’une autre, sur de nouvelles configurations qui constituent un progrès pour la société (qu’il s’agisse de la société sans classe ou, dans le cas de Walzer, d’une société plus juste).

Pour de telles conceptions réalistes, Internet est également un espoir et une déception. Un espoir, car les intérêts et idéaux s’y affrontent. Une déception, car du fait de la fragmentation dont il a été question plus haut, ils ne se disposent pas en lignes de force et ne rentrent pas dans le modèle dialectique du conflit, moteur du progrès des sociétés démocratiques. D’où le pessimiste de ces théoriciens face à un espace public fragmenté et incapable d’engendrer autre chose que des mouvements éphémères et erratiques, dont la contribution au progrès social et politique est douteuse (l’opinion publique pouvant aussi bien aller dans le sens d’une résolution des problèmes de la société que dans le sens de croyances irrationnelles pouvant à terme détruire les sociétés démocratiques – ces croyances que nous rangeons sous le terme vague de populisme).

***

J’ai décrit rapidement, dans le premier volet de cet exposé, les effets des nouvelles pratiques rendues possibles par l’Internet sur l’espace public démocratique, effets pour le moins contradictoires. Je voudrais aborder, dans ce dernier volet, un concept qui, ici et là, est utilisé par les sociologues, et qui me semble éclairer de manière plus précise et plus convaincante l’évolution de nos pratiques politiques. Il s’agit du concept d’amateur. Je crois que la prise en compte de ce concept et des analyses qu’il permet peut nous aider à dépasser la description de laquelle je suis parti et peut nourrir la réflexion philosophique sur les pratiques démocratiques contemporaines.

Dans tous les domaines, pas seulement dans le domaine politique, on assiste au développement de pratiques d’amateurs. Ce dernier terme n’a pas ici un sens péjoratif, mais désigne des pratiques qui ne sont ni celles des professionnels (médecins, journalistes, enseignants, etc.) ni celles de profanes recevant passivement le savoir des experts. L’amateur est celui qui, dans un domaine déterminé, a acquis une compétence limitée (en particulier par le temps qu’il y consacre) et une compétence qu’il sait limitée. Patrick Flichy, dans Le sacre de l’amateur, a remarquablement décrit ces pratiques. D’autres sociologues, en particulier Gerry Stocker dans un livre remarquable, Why Politics Matter ?, ont montré que, dans le domaine politique, les citoyens se sont emparés des outils nouveaux mis à leur disposition et ont acquis une compétence qui nourrit le débat démocratique. Qu’on pense seulement, par exemple, à ce que l’on nomme l’open data movement : là où les citoyens ont réussi à imposer aux administrations ce tournant fondamental qu’est la publication de certaines bases de données, ils peuvent mener eux-mêmes des analyses, pour compléter nuancer et critiquer les données et analyses officielles (ces jours-ci le problème se pose, en France, autour des données relatives à la santé),

Je n’insiste pas sur les diverses formes que prennent ces pratiques d’amateur dans le champ politique. Je voudrais simplement dire, pour terminer, qu’elles invitent les philosophes à infléchir leurs analyses dans deux directions.

(1) La première me paraît celle que les théories philosophiques de la démocratie n’auraient jamais dû perdre de vue. Des Sophistes à nos jours, en passant par Machiavel (pour qui le peuple entend la vérité bien qu’il soit ignorant), il y a toute une tradition philosophique qui a conçu la politique comme l’affaire de tous les citoyens, et de citoyens disposant d’un savoir limité, mais réel. Il me semble que le développement des pratiques politiques d’amateur nous fait mieux percevoir l’essence de la démocratie, et écarte de nous les deux tendances que sont l’idéalisme politique (qui pense les citoyens comme des sujets rationnels délibérant dans le cadre de normes bien définies) et le réalisme politique (qui pense les citoyens comme des sujets porteurs d’intérêts et d’idéaux qui s’affrontent dans le champ politique). Les changements que connaît l’espace public des démocraties contemporaines nous invitent à être attentifs aux multiples interactions entre le débat riche, mais confus et impur (au sens où il ne consiste pas seulement en un échange d’arguments) qui se mène dans les sphères informelles de la démocratie et la délibération régie par des normes plus strictes qui a lieu dans les sphères formelles de la démocratie représentative (au parlement, par exemple). Ils nous invitent aussi à être attentifs à l’importance des croyances, symboles et affects dans le domaine politique. Il suffit de suivre un débat sur Internet (par exemple celui lancé récemment par le mouvement des « pigeons » sur la fiscalité des entreprises, où ceux des mouvements en faveur ou contre le « mariage pour tous ») pour voir à quel point les arguments rationnels qui y sont présentés sont inséparables de croyances, symboles et affects. Mais les affects, pour ne parler que d’eux, sont loin d’être des phénomènes négatifs, comme le rappelait souvent Keynes (avec sa théorie des « esprits animaux »). Les craintes et les espoirs aident parfois, et même souvent (je vais revenir sur ces adverbes) à définir et à adopter les mesures  les plus appropriées à la situation. Nous sommes certes, très loin, avec ces remarques, de l’espoir selon lequel la démocratie sur Internet et par Internet allait révolutionner la pratique démocratique, allait mettre fin à la distinction entre dirigeants et dirigés, allait remplacer le pouvoir politique par l’auto-organisation de la société. Mais les progrès réels de la participation des citoyens sont beaucoup plus intéressants que ces rêveries utopiques.

(2) Je viens de dire « aident parfois, et même souvent »… La deuxième direction vers laquelle les changements de l’espace public en relation avec Internet nous invitent à diriger notre regard est celle que je nommerai la contingence du devenir démocratique. Nous pensons tous aujourd’hui, sauf si nous adhérons à une théorie nécessitariste ou finaliste, que l’histoire humaine est contingente. Mais la croyance en un progrès inéluctable des démocraties est encore fortement enracinée. Cette croyance me paraît une illusion dangereuse. J’ai évoqué plus haut deux formes de cette croyance : celle qui considère que les démocraties parviennent, par l’échange des arguments, à filtrer les opinions les plus raisonnables, les plus à même de résoudre les problèmes qui se posent à une société ; et celle qui considère que les démocraties parviennent au même résultat par le heurt organisé des intérêts et des idéaux.

Ce que nous montre l’évolution de l’espace public contemporain, c’est que le résultat du débat (qui n’est ni pur échange d’arguments rationnels, ni pur rapport de force entre des intérêts et des idéaux qui s’affrontent) est beaucoup plus contingent qu’on ne le croit, dans les sociétés démocratiques. Pensez au fait que les pratiques d’amateurs dont j’ai parlé peuvent s’articuler, comme je l’ai dit, aux procédures démocratiques, mais qu’elles peuvent aussi se développer en méfiance systématique à l’égard de toute expertise (on n’aurait plus besoin de médecins, d’enseignants ou de journalistes, les malades s’auto-diagnostiqueraient dans les forums, les élèves et étudiants s’auto-formeraient en ligne et les publi-lecteurs que nous sommes tous développeraient un journalisme citoyen qui n’aurait plus besoin d’aucun gate keeper). Pensez aussi à l’open data movement dont j’ai parlé, qui comporte aussi une face sombre (Wikileaks, par exmple). D’une part il contribue à plus de transparence, d’autre part il peut saper les sociétés démocratiques (qui ont besoin de transparence, mais dont certaines institutions ont besoin aussi du secret). Pensez enfin au vote par Internet sur tout et n’importe quoi, sans aucune délibération préalable, sans même les précautions que prennent les sondeurs, un vote presse-bouton qui n’a absolument rien à voir avec le vote démocratique et qui peut contribuer aux rumeurs et aux mouvements erratiques de l’opinion publique.

Pour le dire autrement, en utilisant un terme commode, mais un peu dangereux, car vague, les tendances populistes liées aux nouvelles pratiques des citoyens sont bien réelles. Internet peut faire naître un nouveau type de foule (pour reprendre l’opposition de Dewey entre foule et public), et l’on sait que les foules ne sont pas par essence démocratiques. Les nouveaux outils à la disposition des citoyens ouvrent la porte à des pratiques dont nous commençons juste à percevoir le caractère menaçant (les hate groups, les rumeurs, les regroupements de citoyens autour de quelques idées simplistes, de symboles plutôt que des concepts, à forte charge affective, comme on le voit avec le développement des mouvements du type Tea Parties). Mais je ne crois pas que ce soit là véritablement un phénomène nouveau : toute l’histoire du XXe siècle nous apprend que les démocraties sont d’une grande fragilité, comme en témoigne l’existence des deux grands totalitarismes. Ce qui est nouveau, c’est peut-être la rapidité et la versatilité des phénomènes qui se déroulent dans le champ de l’espace public : des croyances, symboles et affects surgissent brusquement, en fonction des conjonctures, et disparaissent tout aussi vite ; des petites causes produisent, grâce à la propagation virale, de grands effets ; et face à ces effets le cadre démocratique lui-même ne jouit d’aucune garantie particulière, il peut être remis en cause à chaque instant… La démocratie, comme le rappelle souvent Tocqueville, est menacée par les dangers qu’elle-même fait naître en son propre sein.

Savoir comment les sociétés démocratiques peuvent atteindre une relative stabilité, laisser jouer cet espace public riche et confus tout en l’intégrant aux canaux formels de la démocratie, comment ces sociétés peuvent trouver une voie moyenne entre ces deux écueils que sont l’élitisme et le populisme, est une autre question…

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